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Mon parcours de vie

 

Un début prometteur dans ma vie d'adulte: 

A 18 ans, mon baccalauréat en poche, boule de feu crépitante et virevoltante, je choisis la voie royale de classe préparatoire aux grandes écoles de commerce (prépa HEC). Deux ans plus tard, me voilà catapultée à Sup de Co Marseille. Plutôt occupée à organiser des concerts de rocks et à jouer à la belote pendant les cours, je termine ma formation sans grande conviction avec un diplôme de Master in Business en 1997. Passionnée de musique, il n’y a pas d’autre alternative que de travailler dans ce domaine. Bouger n’est pas un problème. Au contraire. Le monde est à moi. Mes postes m’amènent à Bruxelles, Stuttgart et puis Paris. Je m’amuse beaucoup en Belgique et en Allemagne: sorties, concerts, excès en tous genres... Mais tout se gâte quand je monte d’un cran professionnellement à Paris. Je tente de m’y aménager un petit cocon. J’aurais bien aimé qu’il soit douillet, mais cela ne sera pas le cas.

Remises en cause

 

Les difficultés au travail, le stress, la pression, la poursuite de la performance, la fatigue et surtout la perte de sens auront raison de moi. Nous sommes en 2008, j'ai 34 ans. Quel est le sens de tout cela ? Dans ce vacarme étourdissant et pour faire taire mes angoisses, je me réfugie dans ce qui fait sens pour moi  : l’Ayurveda, que j’ai découvert lors d’un voyage en Inde quelques mois auparavant (je le décris plus loin). Pourtant un an plus tard, je m’en éloigne temporairement pour me concentrer sur un projet qui me tient à coeur : fonder une famille. La course infernale s’affole encore davantage à la naissance de mon premier enfant. Entre ma vie professionnelle et ma vie de famille, je suis en permanence en sur-régime.  L’Ayurveda est loin mais, je ne le saurai que plus tard, la lame de fond est là, qui m’emportera sur les rivages de cette médecine ancestrale.

 

Ô Lame de fond, qui es-tu ?

Revenons sur ce long processus de plus de 20 ans qui m’a amenée là où je me trouve aujourd’hui.

Tout commence en 2001, lorsque, acheteuse dans un label de heavy metal non loin de Stuttgart, je fais la connaissance d’une professeur de yoga très atypique. Elle m’entraîne avec elle dans ses cours et j’ai alors la conviction que le yoga entre ma vie et n’en sortira plus. Et hop un pied dans la porte !

Quelques années plus tard, en mars 2008, la parisienne que je suis devenue saisit au vol la proposition d’une amie anglaise de l’accompagner en Inde du Sud pour suivre une cure ayurvédique. Certes, je pratique le yoga depuis 7 ans, mais je connais très peu cette médecine indienne. Mais j’aime ce pays dans lequel j’ai voyagé à 22 ans avec une amie belge. Me voilà donc partie une dizaine de jours dans un charmant petit Resort familial proche de Trivandrum avec un programme de rêve : yoga matinal, soins, repos et alimentation personnalisée. Je profite de chaque instant et ressens un profond bien-être. À ma grande surprise, je constate que les bienfaits de cette cure dite Rejunevation se prolongent sur plusieurs mois. L’euphorie et la joie profonde ressenties en Inde s’ancrent en moi, malgré l’agressivité d’un environnement urbain retrouvé.

 

L’Ayurveda m’a changée. Dans l’impulsion, deux mois après mon retour d’Inde, je pars suivre une formation de 150 h au centre Tapovan, en Normandie, pour apprendre cette médecine ancestrale si révolutionnaire pour moi. Depuis 2008, mon quotidien intègre des routines ayurvédiques. Néanmoins, je n’ose pas encore rêver d’en faire mon métier.

 

La fin d’une carrière, le début d’une nouvelle ère

 

Avec l’injonction intériorisée de construire une carrière, je perçois une opportunité intéressante en Suisse. Je m’y installe en 2014 emportant avec moi ma famille. Après une période d’adaptation culturelle stimulante (tout nouveau tout beau), un deuxième enfant et une activité professionnelle à 100 % avec des responsabilités, j’implose. Mais petite lame de fond est là qui pense à moi, je suis à l’écoute ! Depuis mon séjour en Inde, je reçois des massages ayurvédiques tous les mois:  cela m’ancre, me pose et m’apaise et a fait disparaître nombre de douleurs (articulations, bas du dos). En 2019, sur un coup de tête je m’inscris à l’école suisse romande Usha Veda à une formation de praticienne en Ayurveda. Je ne sais pas encore où cela va me mener, mais dès les premiers enseignements, je vibre à nouveau. Je suis mue par une énergie vivace et un élan vital tels que devenir pas seulement praticienne mais thérapeute en Ayurveda devient une option. Le chemin pour y parvenir s’avère semé d’embûches. La formation, aussi passionnante soit-elle, est coûteuse. La même année, je perds mon emploi à temps plein avec mes deux enfants à charge. Seule ma forte conviction des vertus de la médecine ayurvédique et du bien-être que je peux apporter me fait garder la flamme pour transformer cette option en évidence.

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Il m’aura fallu 4 années pour obtenir mon certificat de Branche Ortra TC en Ayurveda Thérapie.  Ajouté à ma formation en 2008 à Paris, cela représente 3900 heures de formation. J’ai donc des connaissances théoriques approfondies en techniques de massages et traitements et soins, en nutrition et phytothérapie ayurvédiques, en pratiques quotidiennes et hygiène de vie pour chacune des constitutions ayurvédiques, ainsi qu’en examen corporel, détermination des déséquilibres en ce qui concerne la partie purement ayurvédique. Et je suis également formée à l’anatomie, la pathologie, la psychologie en ce qui concerne le tronc commun à tous les thérapeutes. Et je compte plus de 1000 heures de pratique dans mon cabinet privé, ce qui me permet d'avoir des connaissances empiriques. Désormais, je me réjouis chaque jour de rencontrer mes paires (je n’aime ni le mot patient, ni le mot client) pour travailler avec eux sur leur mieux-être en profondeur.

 

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Accompagner mes paires

 

J’observe chaque jour les vertus de cette médecine ancestrale. Chacun peut la pratiquer à son niveau, par de petits ajustements, sans avoir à tout changer tout en conservant d’autres plaisirs de la vie. Des petites mises au point pour de grands changements! Mon cabinet s’appelle «Ayurvedasumna», car sumna veut dire en sanskrit joie, bonheur, paix, mais aussi bienveillance, grâce, devotion, prière, hymne, satisfaction ! Tout cela en même temps. Inspirant non ?

 

Alors bienvenue dans mon univers, je me réjouis de vous accueillir dans mon cocon pour un soin ou une consultation, ou les deux.

Merci à Cécile de Vimage pour la mise en forme et la rédaction de ce texte.

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